La Tribune | 5 juin 2020

Sherbrooke — L’Estrie compte 700 maisons de moins en vente sur le marché qu’à pareille date l’an dernier.
Les acheteurs de maison peuvent faire leur choix parmi 1824 propriétés comparativement à 2531 au 31 mai 2019.

Le président de la chambre immobilière de l’Estrie David Bourgon explique que cette diminution de 28 pour cent de l’inventaire fait en sorte que les maisons ne restent pas longtemps sur le marché.

Il cite en exemple une maison du secteur Rock Forest qui a été mise en vente cette semaine et pour laquelle quatre offres d’achat ont été déposées le même jour.

« Une telle diminution de l’inventaire est énorme. Les maisons partent très vite. Il y a moins de maisons qu’il devrait normalement y en avoir alors les acheteurs sont fébriles », constate David Bourgon.

Les nouvelles inscriptions en mai 2020 ont aussi diminué de 34 pour cent, passant de 460 en mai 2019 à 303 en mai 2020.

À l’échelle de la ville de Sherbrooke, l’inventaire de maisons se situe à 618 comparativement à 895 à pareille date l’an dernier, soit une diminution de l’inventaire de 31 pour cent.

Cette diminution de l’offre des maisons à vendre entraîne une augmentation de 3 pour cent du prix des propriétés.

Comme causes principales de cette diminution de l’inventaire, David Bourgon cible la pandémie de la COVID-19 qui a entraîné le report de ventes et la situation d’incertitude qui a bousculé les projets.

« Les gens pensent à tort que ce n’est pas le bon moment de vendre leur maison », signale David Bourgon.

La suspension des ventes durant près de deux en raison du confinement relié à la pandémie de la COVID-19 a entraîné une diminution des ventes depuis le début de 2020.

Le nombre de ventes de propriétés résidentielles dans la période du 1er janvier au 31 mai est passé de 1470 en 2019 à 1346 en 2020, soit une diminution de 8 pour cent. Pour Sherbrooke, 69 maisons de moins qu’en 2019 ont été vendues depuis le début de l’année pour un total de 640.

« Outre les ventes urgentes, le marché a été fermé pendant plusieurs semaines. Il fallait s’attendre à une telle diminution des ventes », constate David Bourgon.

Le prix médian des maisons unifamiliales pour les cinq premiers mois de 2020 était de 209 000 $ comparativement à 195 750 $ en 2019.

« Une augmentation de 6,8 pour cent demeure significative. Il y a toutefois une belle offre de maisons en bas de 250 000 $ », indique M. Bourgon.

Depuis le 11 mai dernier, les visites en personne ont pu reprendre.

« Des mesures sanitaires ont été mises en place lors des visites de propriétés où deux visiteurs sont permis. Une distanciation est maintenue entre le courtier et les acheteurs. C’est le courtier qui doit ouvrir les armoires et il n’est pas possible de toucher aux surfaces. Tout est désinfecté après chaque visite. Comme dans tous les domaines, celui de l’immobilier s’est adapté », signale le président de la Chambre immobilière de l’Estrie.

Par DAVID BOURGON
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